vendredi 1 février 2008

Heroes

Je n’ai pas vu un seul épisode de la célèbre série américaine. Ce n’est pas non plus un hommage à un disque de David Bowie. Je pense surtout à ces héros des temps modernes que sont… And the winners are : les entrepreneurs !

Je ne pense pas être mauvaise langue en disant que se lancer dans une création entreprise de nos jours en France est un acte héroïque. Le simple fait de créer une entreprise est un parcours du combattant. Et la suite est loin d’être une sinécure : tracas administratifs, URSSAF, factures, fournisseurs, développement commercial, etc. Cliché me direz-vous. Ah, si seulement c’était le cas.

Pourtant, je suis convaincu qu’un(e) entrepreneur(e) sommeille chez un grand nombre de salariés.

Le dernier numéro du magazine Management (n° 150, février 08) propose un dossier, Changer de vie, dans lequel on trouve plusieurs cas de créations d’entreprise. Le magazine donne des exemples de cadres qui ont transformé leur passion en métier, et généralement à leur compte.

Créer une entreprise nécessite une certaine confiance en soi. On doit être sûr de pouvoir renoncer au confort d’un salaire mensuel et des avantages qu’offre une société. Le créateur d’entreprise doit être doté d’un esprit frondeur qui ne se laisse pas polluer par les craintes et les ondes négatives de son entourage. Reconnaissons que la création d’entreprise effraie bon nombre de personnes de notre nation.

Avant de se lancer, on doit valider son projet. Il faut faire le point sur soi, entre autres grâce à un bilan de compétences. Il est généralement conseillé de prendre 6 mois pour peaufiner son dossier. Et on doit évaluer toutes les contraintes de son activité. Il est rare qu’un(e) entrepreneur(e) puisse embaucher tout de suite des collaborateurs. Il doit donc être polyvalent et avoir des compétences multiples. Il mettra la main à la pâte. Et ce ne sera pas marrant tous les jours.

Ce passage de la définition du mot entrepreneur de Wikipedia m’a interpellé :
« Dans la conception de Joseph Schumpeter, l'entrepreneur incarne le pari de l'innovation ; son dynamisme assure la réussite de celle-ci. L'entrepreneur, ne doit pas être confondu avec le chef d'entreprise, simple administrateur gestionnaire ou le rentier-capitaliste, simple propriétaire des moyens de production. Il est un véritable aventurier qui n'hésite pas à sortir des sentiers battus pour innover et entraîner les autres hommes à faire autre chose que ce que la raison, la crainte ou l'habitude leur dictent de faire. Il doit vaincre les résistances qui s'opposent à toute nouveauté risquent de remettre en cause le conformisme ambiant. »

L’entrepreneur(e), avant d’être un(e) aventurier(e) du monde du travail, est un rêveur pragmatique. Il aime créer et développer. Pour entreprendre, un brin d’insouciance, voire de folie, peut aider. Le propre du héros est de se lancer avec bravoure… sans réfléchir.
Mais l’entrepreneur est un héros prévoyant. Il doit préparer avec minutie son projet. Un brin d’insouciance, un projet préparé, le tout est de trouver un équilibre avec un ensemble de facteurs. L’entrepreneur est donc un héros qui réfléchit et, surtout, qui agit.

Saurez-vous écouter l’entrepreneur qui est en vous ?

4 commentaires:

Christophe a dit…

Bonjour,

Je vis au contact de quelques entrepreneurs, et j'approuve tout ce qui vous avez écrit. La vie d'un(e) entrepreneur(se) est tout sauf un long fleuve tranquille.
Il faut être à la fois convaincu par son projet, avoir les nerfs solides, être capable d'aborder toutes les facettes d'un projet d'entreprise, et ne jamais "fléchir"...
Une chose est certaine, ces "heroes" sont "under pressure" !

Veronique a dit…

Euh! J'ai écouté l'entrepreneur qui ne sommeillait pas en moi et crée une EURL, aujourd'hui close. Tout ce que vous soulignez est juste. Simplement, j'ajouterai, ne pas oublier de se faire aider en faisant appel par exemple aux Chambres de Commerce et d'Industrie, aux Boutiques de Gestion (de mémoire). En ce qui me concerne, j'ai suivi à l'époque un stage AFPA dans lequel la formatrice a su s'adapter à mon profil et m'a réellement aidée et accompagnée.Egalement si dans votre entourage vous comptez des chefs d'entreprises, et qu'il peuvent vous aider, c'est vraiment utile. Ils ont une vision à plus long terme que celui qui débute.
Mais, quitte à renforcer le cliché:les charges sont réellement très lourdes et les démarches administratives nombreuses. Il faut, comme vous le soulignez, murement réfléchir et préparer.

Gérard a dit…

Je suis entrepeneur depuis 25 ans avec diverses fortunes . J'aime bien votre expression de rêveur pragmatique qui illustre bien la réalité. Ajoutons que fort peu de jeunes diplomés choissiront l'aventure,préférant le confort douillet d'une carrière programmée. Le déficit humain du Papy Boom n'arrange rien à cet état de fait. Au pays ou règnent les Enarques et les polytechiciens, peu de place pour les créateurs de richesses,qui souvent créez quant ils ne peuvent pas faire autrechose.


Dans moins de 3 mois le gouvernement va lancer un plan pour les PME à coup de réduction d'impots et de crédit de....

c'est Culturel mon cher Sarko

Isabelle Montreuil a dit…

Pour ajouter au commentaire de Véronique, je recommende aussi les systèmes de parrainage. Au Québec nous avons plusieurs programmes qui mettent en relation un entrepreneur chevronné et un débutant (Il doit exister des systèmes semblables dans tous les pays).

Vérifiez aussi avec Emploi-Québec, si vous êtes présentement sans emploi, vous êtes admissible à une tonne de subventions, formations, ressources, etc. 100% financés par le gouvernement. Ils peuvent fournir un revenu de base presque pendant une année entière pour vous permettre de mettre votre projet sur pied.