jeudi 3 janvier 2008

Les bonnes résolutions 2008

J’ai réalisé un sondage personnel sur les bonnes résolutions des « gens normaux » pour 2008. Dans le top 5, on trouve : faire un régime, arrêter de fumer, faire du sport, apprendre à danser la tecktonik (et oui !)… and the winner is « changer de travail » !

Les bonnes résolutions, c’est un peu comme l’horoscope annuel d’Elizabeth Tessier ou le Beaujolais nouveau. Elles reviennent chaque année. Et elles s’en vont plus vite qu’elles ne sont venues. Et chaque année, au moins un titre de la presse nous sort un numéro spécial du genre « 2008 le bon moment pour changer » (cf. Courrier Cadres, n°15, janvier 2008).

Là, le Che Makhlouf s’insurge ! Ce n’est pas parce qu’on change d’année qu’on doit changer de boulot. Il ne faut pas se sentir obligé. Selon moi, le changement c’est comme le saucisson Justin Bip ! Il n’y a pas d’heure pour en manger… euh ! pour s’y mettre.

Permettez-moi de citer Montaigne qui reprenait lui-même Socrate : « Connais-toi toi même ». Cette phrase constitue la base du changement. Pour changer, la connaissance de soi me paraît nécessaire. Il faut se poser diverses questions : « Pourquoi est-ce que je m’ennuie dans mon travail ? » ; « Est-ce que je ne supporte plus mon travail parce que je ne supporte plus mon chef ou parce que j’ai fait le tour de la question ? » ; « Ca fait 10 ans que j’ai la même activité professionnelle, ai-je encore des perspectives d’évolution ? » ; « Est-ce que je peux apprendre un autre métier ? » ; « Quels moyens je dois mettre en œuvre pour changer de travail ? » ; etc.

Il existe plusieurs moyens de travailler sur soi dans le but de changer : le bilan de compétences, le coaching et la formation. Courrier Cadres nous donne quelques chiffres clés : « 35% des bilans de compétences ont un effet radical : nouveau métier, changement d’employeur. 30% entraînent un repositionnement ou un réaménagement professionnel (chez le même employeur ou dans un métier connexe). » Le magazine évoque également le cas d’un DG qui se sent plus heureux et moins stressé depuis un coaching.

En somme, cela veut dire qu’avant d’être à l’écoute du marché, il faut être à l’écoute de soi. Le bilan de compétences (j’en parlerai de manière plus détaillée dans un prochain billet) constitue un travail sur soi de qualité. Il permet de faire un point non seulement sur ses compétences mais surtout sur sa carrière. On peut ainsi savoir où l’on est et surtout où l’on va. Mais cette solution ne fonctionne pas forcément pour tout le monde. Certains préfèrent le coaching. D’autres préfèrent se débrouiller seul en se documentant. Chacun son truc.

Tout le monde n’a pas forcément besoin de faire un travail sur soi pour changer d’emploi. Beaucoup de gens sont simplement à l’écoute du marché. Ils veulent savoir s’ils peuvent gagner plus d’argent, trouver mieux ou tout simplement autre chose.

Il suffit de se rendre suffisamment visible sur le marché, notamment grâce au web, pour être approché par les chasseurs de têtes. J’en ai souvent parlé dans mes billets de 2007 (à consommer et à partager sans modération). Il faut créer son profil dans les différents réseaux sociaux en détaillant son parcours et ses compétences (Viadeo, LinkedIn, etc.). Il faut mettre son CV dans les bases de données des sites emplois (Monster, Cadremploi, etc.). Si vous avez des idées et une belle plume, vous pouvez rédiger un blog professionnel ou des articles dans la presse spécialisée de votre secteur d’activité. Tenez-vous au courant des tendances du recrutement en lisant la presse : Challenges, Courrier Cadres, Management et des webzines comme Jobetic. Postulez aux différentes offres. Ayez toujours à portée de main votre CV mis à jour.

Je considère qu’être à l’écoute du marché procure une certaine forme de liberté. Même si vous vous sentez bien dans votre job actuel. Cela vous permet de connaître votre valeur sur le marché de l’emploi. Vous vous sentirez plus libres dans votre travail en sachant que vous pouvez en trouver un autre rapidement. Il est également plus facile de renégocier son salaire et ses conditions en connaissant le marché. Testez régulièrement votre candidature sur le marché – au moins une fois par an et pas obligatoirement en début d’année.

Au fait ! Pour ceux qui ont listé dans leurs bonnes résolutions « apprendre à danser la tecktonik », je donne des cours particuliers.

Bonne année 2008 !

3 commentaires:

Véronique a dit…

Meilleurs voeux à vous aussi. Merci de ces conseils. Je pense effectivement qu'il faut toujours être "à l'écoute du marché" y compris lorsque l'on est en poste quelque part. Toujours à l'écoute et curieux de tout, ce qui ne veut pas dire se disperser, ni vouloir nécessairement changer, mais nourrir ses capacités, les autres, l'entreprise dans laquelle on est, aussi.

Rabiaa a dit…

Frédéric pour les cours de techtonik on s'organise comment et au sujet de ta réflexion sur le changement de Job en 2008, je l'entends aussi souvent ! Je pense qu'il faut du temps et que précipiter les choses ne sert à rien il faut se laisser le temps de mûrir son projet, pour mieux s'armer face à la demande des entreprises, qui elles, évoluent dans un contexte de plus en plus complexe. Le temps au temps,
Rabiaa

Frédéric Makhlouf a dit…

Rabiaa,merci pour votre commentaire. Je suis d'accord avec vous. Il ne faut pas aller trop vite. En ce qui concerne les cours de tecktonik, je vous propose d'en donner au printemps. Le temps au temps...