vendredi 11 janvier 2008

I will survive

Sans Aimé Jacquet, l’équipe de France aurait-elle gagné la coupe du monde de foot de 1998 ? Question hautement existentielle, maintes fois posée et exposée, ayant pour réponse : NON.

C’est scientifiquement prouvé. On a envoyé les Experts de Las Vegas, de Manhattan et de Miami réunis pour vérifier. Et il n’y a pas de doute. Un sportif sans son coach serait toujours un sportif… mais sans victoire. « Ouuuuuuuuh ! Ouuuuuuuh ! » J’entends le public siffler l’arbitre. Ne soyez pas trop dur avec lui.

Le coaching vient de l’univers sportif et a été adapté au monde de l’entreprise. Il est arrivé en France dans les années 1990.Cette activité est surtout développée par les cabinets de conseil en management, en RH et stratégie.

Mais qu’est-ce qu’un coach peut apporter aux hommes dans le contexte de l’entreprise ou dans celui du monde du travail au sens large ? J’ai posé la question à un coach de la région lyonnaise, Vincent Meyer. « Le coach accompagne des personnes qui sont dans une démarche volontaire pour développer leur potentiel et améliorer leur comportement et savoir-être dans l’entreprise. Le coach accompagne une personne dans un changement personnel. »

Le coaching s’est d’abord adressé aux top managers. Il intervient généralement sur les problèmes de management d’une équipe. Il s’est ensuite étendu aux middle managers puis aux agents de maîtrise. Le coach travaille également sur les problématiques suivantes : conduite de changement, gestion du stress, prise de parole en public, difficulté à voir clair dans la suite de sa carrière, etc. Un coaching s’étend de 2 à 6 mois.

Je vous invite à lire et à apprécier le blog de Vincent Meyer, MEODIS. Vous remarquerez sa dimension philosophique, humaniste et allégorique.

Le coach est-il un philosophe des temps modernes dans le monde de l’entreprise ? D’une certaine manière, oui. Mais il serait réducteur de le résumer à cela. Même s’il a des points communs avec Socrate, notamment dans son utilisation de la maïeutique (« Art d’accoucher les esprits »).

Comme dans certaines écoles de philosophie (voire de psychologie dans certains cas), le coaching est fondé sur l’art du questionnement, de la reformulation, de l’écoute active et de la prise de conscience.

Le coaching représente un élément, voire un investissement, pris au sérieux dans le monde de l’entreprise. N’oublions pas que le coaching managérial a pour but d’accompagner une personne ou un groupe de personnes sur le chemin de la réussite et de la performance. D’où les points communs avec le coaching sportif.

En revanche, il ne faut pas confondre le coaching avec une thérapie. Inutile de voir un coach quand vous êtes au bout du rouleau. Je vous déconseille également de vider votre frigo. Parce qu’un frigo n’est pas un bon coach.

Le sujet du coaching est extrêmement vaste. Et je pourrai ultérieurement aborder des sujets tels que : « Ai-je besoin d’un coach ? » ; « Quand est-ce qu’on fait appel à un coach ? » ; « Comment choisir son coach ? », « Quelle formation doit avoir un bon coach ? » ; « Quelles sont les outils du coach ? » ; « Combien coûte un coach ? » (Voilà que je me prends pour Jean-Pierre Pernaut). Si ça vous intéresse, bien sûr !

Je sens que mon blog a de très belles heures devant lui. Heureusement, j’ai un excellent blog coach pour m’accompagner. Elle a les qualités d’un couteau suisse tout en étant d’origine belge. Et croyez-moi, ce n’est pas courant de tomber sur un coach qui vous motive en vous promettant une bière (avec modération) et des frites.

Je devrais peut-être me mettre au sport ! Il paraît qu’Aimé Jacquet a quelques dates disponibles en ce moment.

6 commentaires:

Sylve a dit…

... L'art de la maïeutique, voilà qui me rappelle mes cours de philo en fac !
Au fait, juste entre nous Frédéric, Aimé cherche sportif pour la Ligue 1... Bon courage à vous !
Sylve

François a dit…

C'est vrai que Jean Pierre Pernaut est un bon proselyte de la France profonde mais ce n'est pas l'inventeur de la boisson anisé du même nom ...donc Pernaut et non non pas Pernod !
sinon ca baigne avec la maieutique ..je vais chercher dans le Larousse ..
François

Véronique a dit…

Je suis allée découvrir le blog de Vincent Meyer; effectivement, bel humanisme et des choses auxquelles réfléchir.
Pour ce qui est de la maïeutique, effectivement cela me rapelle les bancs de la fac!! De quoi alimenter de nombreux billets utiles.

Frédéric Makhlouf a dit…

François. Je viens de rectifier cette impardonnable erreur : il s'agit de Pernaut et pas Pernod. Errare humanum est.

Rabiaa a dit…

Frédéric je souhaite juste te féliciter pour ton blog et pour ton regard moderne, très pro et humoristique des ressources humaines. J'adore ! Ta fan, Rabiaa

mag... facile a dit…

Frederic, tres concernee par ce post puisque coach et ancienne sportive, je me permets quelques remarques: coaching sportif et du monde de l'entreprise sont deux choses assez differentes. Precisons pour commencer que dans le monde sportif, l'entraineur coach est plus souvent un consultant qu'un coach a proprement parler: il donne des conseils sur le geste juste a accomplir, sur la strategie a mettre en place, etc.
D'ou l'utilisation de mon point de vue abusive et souvent inapropriee du terme coaching.
Dans l'entreprise, la notion de performance reste egalement a commenter. Si tu parles de performance imdividuelle, d'optimisation de potentiel, alors je te suis sur ta vision.
Reste a ne pas faire croire que le coaching permettrait d'augmenter miraculeusement les resultats de l'entreprise, car le raccourci est aussi dangereux qu'errone. Ce peut etre un des resultats -il faut le souhaiter- mais l'evolution de l'individu qui s'engage dans un coaching lui appartient. C'est la regle.
Maintenant, il est plus vendeur de formuler les choses en parlant de performance de maniere generique, je le concede...
Enfin, si le coaching n'est assurement pas de la therapie, il me semble que dans le cadre de l'entreprise, un coaching, meme en "urgence", presente un certain interet. Il peut notamment permettre a un individu recalcitrant aux methodes psychologiques reservees "aux gens qui vont mal ou qui sont depressifs" d'engager un travail sur lui et prendre du recul face a des difficultes entrainant au mieux une perte d'efficacite ou d'efficience, au pire des repercussions sur toute une branche de l'entreprise.