vendredi 26 octobre 2007

Fidélité

Je voudrais parler de la fidélité en amour… Oups ! Pardon. Ce sera pour une prochaine fois. En fait, je souhaite aborder le sujet de la fidélité des salariés à leur entreprise – ou plutôt de leur infidélité grandissante.

Mon métier de consultant RH fait que je lis énormément de CV. Et je remarque que les candidats ont de moins en moins une expérience supérieure à 5 ans dans la même société.

La génération X a connu pendant les années 90 une précarisation de l’emploi – d’où le manque de longévité dans la même société. La génération Y est plus « volatile » et mobile pour x raisons et facteurs. Je remarque très fréquemment un cumul de plusieurs petites expériences de 2 à 3 ans sur les CV.

Il fut un temps où les recruteurs y voyaient un manque de stabilité pathologique. Certains d’entre eux - pour ne pas dire nombreux - vivent encore dans ce passé. J’avoue qu’il m’est arrivé de dire à un candidat : « Vous voulez déjà quitter votre poste au bout d’1 an et demi à peine !!! » Personne n’est parfait.

En somme, la bonne vieille entreprise dirigée par un patron paternaliste où les salariés gravissent tous les échelons pendant toute leur carrière devient une denrée rare.

Pourtant, des statistiques de l’APEC indiquent que 53% des cadres restent plus de dix ans dans la même entreprise (cf. article Rester fidèle à son entreprise : avantages et inconvénients, in Courrier Cadres de Novembre 2007). Je suis convaincu que ce chiffre va évoluer… à la baisse. Je n’ai pas vu de CV de personnes qui dépassent les 10 ans dans la même entreprise depuis le bug de l’an 2000. J’exagère… un peu.

On accuse la nouvelle génération qui arrive sur le marché d’être une génération zapping. Pourtant, de l’autre côté de la Manche, rester trop longtemps à un poste révèle un manque d’ambition. Ce qui surprend en France serait donc la norme au Royaume-Uni. Ah, la culture et les couleurs, ça ne se discute pas selon certains ! En ce qui me concerne, je suis un partisan du dialogue et de la réflexion.

Le/la salarié(e) n’est plus marié(e) avec son entreprise. Je vous annonce leur divorce. Pardonnez-moi cette inoffensive cruauté.

Lors des entretiens de recrutement, je réalise que le salaire n’est pas forcément le 1er centre d’intérêt. Les candidats veulent des missions passionnantes, développer leurs compétences, du challenge, etc. Certaines personnes n’hésitent pas à se remettre en cause et à changer d’horizon professionnel. Je leur dis bravo.

Aujourd’hui, au bout de 3 à 5 ans d’expérience professionnelle, les candidats me disent souvent qu’ils ont fait le tour de leur poste et qu’ils s’ennuient. Est-ce un mal ? Est-ce un bien ? Je ne veux pas juger. J’estime que c’est dans l’ère du temps. La mobilité va sans doute être la modernité. Les entreprises s’arrachent probablement les cheveux. Elles sont obligées de s’adapter à cette tendance.

Lors des rencontres Focus Rh du mardi 16 octobre au Palais des congrès à Paris, j’ai assisté à une conférence sur la fidélisation des salariés. Les DRH sont conscients de la nécessité de fidéliser leurs salariés. Il s’agit là d’un enjeu économique de taille. Ils comprennent peu à peu l’importance d’intégrer le candidat et de le suivre avec attention tout au long de sa carrière. Tous ces moyens ont un coût certain. En revanche, elles sont un investissement nécessaire.

Bienvenue dans l’ère du gagnant-gagnant !

Parenthèse sur Séverine, la candidate que je 'vends' sur mon blog :

L’entretien que j’ai obtenu à Séverine avec la RRH d’une société d’assurances s’est bien passé. La responsable RH et Séverine ont trouvé un terrain d’entente. Il y a de bonnes chances que ça aille plus loin. Je vous en dirai plus prochainement. Croisons les doigts pour Séverine.

vendredi 19 octobre 2007

Recrutement 2.0

«Ceci est le nom de code de votre nouvelle mission. Ce message s’autodétruira dans 2 minutes.»
Retour à une réalité qui s’appelle web 2.0. Et je vous souhaite la bienvenue dans cet univers. Puisque vous y êtes déjà en me lisant.

Le web 2.0, pour résumer rapidement, c’est le web interactif et communautaire : le web des réseaux professionnels et sociaux (Viadeo, LinkedIn, Xing, Ziki), des réseaux moins professionnels (Facebook), des sites de cooptation (Jobmeeters, Cooptin) et le monde des blogs où chacun peut créer le sien et commenter celui des autres. En somme, le pouvoir appartient au peuple virtuel. Vive le peuple virtuel ! Vive ce peuple composé de vrais humains comme vous et moi.

Le recrutement s’est peu à peu immiscé dans cet univers. Et quand je dis le monde du recrutement, je ne parle pas seulement des recruteurs mais également des candidats. Le web 2.0 permet d’augmenter la visibilité des candidats grâce aux blogs, aux différents réseaux et à la cooptation. Les candidats peuvent également se filmer, se présenter, se mettre en valeur (attention aux contrefaçons !) et se faire reconnaître au sein d’une ou plusieurs communautés.

Quant aux recruteurs, leurs méthodes de chasse de tête évoluent grâce au web 2.0. Je vais encore plus loin. Je considère que nous sommes dans l’ère de la démocratisation de la chasse de tête.

L’avantage majeur du recrutement 2.0 : il permet aux recruteurs et aux candidats, de se trouver dans un premier temps, et surtout d’échanger dans un cadre moins formel et plus convivial. Evidemment, ce qui me semble particulièrement intéressant dans le recrutement 2.0 demeure le blog où je peux rencontrer des candidats potentiels.

Les entreprises qui veulent rentrer dans cet univers offrent à leurs employés la possibilité de tenir un blog sur leur site RH. Les candidats potentiels peuvent directement leur poser des questions. Cela favorise un climat de confiance et de libre expression.

En ce qui me concerne, je vous rappelle que je me suis également servi de ce blog pour « vendre une candidate », Séverine. C’est une tentative d’outplacement virtuelle. Une info intéressante dans cette démarche. J’ai réussi à obtenir à Séverine un rendez-vous avec la responsable RH d’une société d’assurances. Pas mal non ?!

Si vous souhaitez partager votre expérience heureuse ou moins heureuse du recrutement 2.0, n’hésitez pas à faire des commentaires.

vendredi 12 octobre 2007

Tripalium

Le tripalium n’est ni un dérivé du Valium ni une marque de dentifrice. Ce mot latin me traverse parfois l’esprit. Il s’agit en fait d’une réminiscence de mon épreuve de philosophie du bac. J’ai planché, comme certains d'entre vous, sur le travail. Vaste sujet qui intéresse tout le monde… sauf les rentiers évidemment !

Le mot travail vient du latin tripalium qui serait un instrument de torture. Le travail a longtemps été considéré comme une souffrance et comme un asservissement. Le farniente était alors le privilège des aristocrates.

Dans notre société contemporaine, le travail occupe une place majeure, tant au niveau vital que social. Lors d’un dîner en ville, la première question qu’on vous pose est : « Qu’est-ce que vous faites dans la vie ? ». Le travail nous permet d’exister socialement. Certains revendiquent leur épanouissement personnel au travail et sont fiers d’annoncer leur métier et leur statut. Même les aristocrates s’y sont mis. Stéphane Bern me le confirmait encore hier.

La question du travail est omniprésente dans nos esprits. Sartre a dit : « L’existence précède l’essence. » Je lui réponds : « Le travail précède l’existence. Sans lui, on ne peut pas acheter d’essence. » Trêve de philosophie !

Mon métier de consultant RH, mon blog et ma présence sur le web me permettent de multiplier les contacts. Je reçois de nombreux e-mails de personnes me demandant des conseils pour se repositionner sur le marché. Cadres, non cadres, tout le monde aspire au job idéal dans l’entreprise idéale avec le salaire idéal. Hélas, le job idéal n’existe pas plus que n’existe le candidat idéal. Bienvenue dans la réalité !

Je vous rassure. Certaines personnes s’éclatent dans leur travail. Elles y trouvent un moyen d’expression et de développement de leurs compétences. Leur travail peut être une passion.

Mais certaines personnes n’ont ni cette chance ni cette perception du monde du travail. Ce dernier leur paraît généralement stressant et anxiogène. Les rapports de force atteignent leur paroxysme. La pression des objectifs et du chiffre d’affaires offre des nuits de tourmente. On a beau aimer son travail, personne n’échappe au stress. Le dernier numéro du magazine Management (n° 146, octobre 2007) s’est construit autour de la thématique de la gestion du stress.

Les questions liées au travail, au management et aux carrières sont omniprésentes dans les médias et dans l’esprit des gens. C’est normal. Le travail occupe au moins un tiers de notre existence. Vous avez le droit de vouloir un emploi qui vous offre un bon salaire, des bonnes conditions, une liberté d’exprimer son talent, des perspectives d’évolution et une certaine marge de manœuvre. Quand on n’est pas bien dans sa société, il faut chercher un autre travail ou faire un bilan de compétences et des formations pour se repositionner sur le marché – des consultants RH et des coachs sont à votre disposition pour ça.

Je vais vous faire une confidence quelque peu saugrenue de la part d’un professionnel des RH : vous n’avez pas à subir votre travail ou votre absence de travail dans la torture. De multiples solutions existent. Le marché du recrutement est dynamique malgré quelques signes de crise. Les jeunes diplômés ont la cote sur le marché. Le taux de chômage des cadres est très bas. Restez à l’écoute du marché ! Le DIF vous permet de développer vos compétences. Prenez du recul par rapport à votre situation. Soyez prêts à vous remettre en cause si nécessaire. Mais surtout croyez en votre potentiel.

Tout est question d’interprétation.

Quelques mots sur mon dernier billet : Je n’ai pas encore eu de contacts intéressants pour Séverine. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. Je vous tiens au courant de la suite.

vendredi 5 octobre 2007

Que la lumière soit

Titre quelque peu grandiloquent mais néanmoins normal pour « vendre » ou plutôt pour mettre en lumière la plus belle des ressources, l’homme. En fait, la femme. Puisque c’est une femme que je vais vous présenter aujourd’hui.

Petit aparté avant de commencer. Je remercie tous les candidats prêts à se livrer à cette expérience de Personal Branding. Mais j’ai dû faire un choix, celui des dieux. J’ai demandé à la plus jeune collaboratrice de mon cabinet de tirer au sort une des candidatures avec son innocente et chaste main (et oui, ça existe encore).

C’est ainsi que le nom de Séverine, experte en marketing produits d’assurance vie, est sorti. Je l’ai donc contactée par téléphone pour faire plus ample connaissance. Et elle s’est prêtée avec humour et humilité à mon expérience.

Séverine vient de quitter un bon poste et Paris pour s’installer dans la paisible campagne lyonnaise. Eh oui, les Parisiens n’en reviennent pas ! Mais il existe des gens prêts à quitter la capitale au nom du bien-être de leur famille.

Séverine a commencé ses études par un BTS Comptabilité et Gestion (1992/94) puis a suivi son cursus à l’Ecole Supérieure de Gestion et Finances de Paris (1994/97) avant de l’achever par un Master d’Ingénierie en Gestion Internationale de Patrimoine au Céram de Sophia-Antipolis (1997/98). Et si certains d’entre vous pensent que les professionnels des assurances sont sinistres et moroses, ils se trompent. Ils n’ont surtout jamais discuté avec Séverine dont la joie de vivre et l’énergie sont facilement perceptibles.

Séverine commence sa carrière en 1999 en tant que Commerciale sédentaire chez AXA. Elle y développe son goût pour le relationnel et pour le produit assurance vie. En 2000, elle entre chez AGF Vie pour 7 ans. Séverine demeure une collaboratrice fidèle et stable professionnellement – qualité qui se raréfie à l’ère de la génération Y.

Elle entame sa carrière chez AGF Vie au poste de Chef de Produit Marketing Epargne et Capitalisation. Vous me croirez ou pas mais c’est grâce à la dernière ligne de son CV dans la rubrique DIVERS (non, pas faits divers !) qu’elle a obtenu son poste. Séverine aime les sports extrêmes : Canyoning, rafting et spéléologie. Son courage, son énergie et sa témérité émanant de son CV ont convaincu la responsable de son département. Vous voyez : un CV peut révéler plusieurs facettes d’une personnalité et interpeller le recruteur.

Le poste de Chef de Produit correspond parfaitement au tempérament de Séverine qui aime la diversité des tâches et le travail en équipe. Elle emploie le mot « Chef d’orchestre » en parlant de son métier d’alors. Son aspect fédérateur se dégage clairement de son discours. Son énergie et sa créativité ne font aucun doute. Son poste lui a permis de développer davantage ses compétences et ses qualités.

En 2004, Séverine change d’horizon en devenant Chargé d’Etudes Marketing au département Veille Marketing et Reporting de la Direction Produit Vie chez AGF Vie. Elle est alors positionnée en tant qu’experte en contrats d’assurance Vie (J’étais même à deux doigts de lui demander quelques conseils sur ce type de placement). Elle réalise une analyse et des préconisations sur les produits des concurrents pour proposer des améliorations aux différents chefs de Produit. Elle fait de la veille concurrentielle. Elle sait tout. Elle voit tout. Mais attention ! Ne prenez pas Séverine pour l’espion qui venait du froid. Elle est chaleureuse et fait son métier avec passion et honnêteté. Elle y développe également des compétences de webmaster, de rédactrice et surtout sa créativité.

J’ai beau creuser. Je ne trouve pas de faille chez Séverine – même si personne n’est parfait. Je constate surtout un très bon niveau d’employabilité.

En septembre 2007, elle a quitté des collaborateurs, une entreprise et une ville qui comptaient pour elle pour le bien-être de sa petite famille. Séverine a des valeurs nobles. Et la noblesse d’esprit est rare et précieuse.

Je suis convaincu que Séverine ne tardera pas à retrouver un poste et une équipe qui lui plairont dans la région lyonnaise.

Employeurs, entreprises, recruteurs, si vous êtes intéressés par le savoir-faire, le faire-savoir, les compétences, l’expertise et la personnalité de Séverine, contactez-moi à l’adresse e-mail suivante : contact[at]coachmeifucan.com

Et la lumière fut.