Petit Papa Noël
Vous n’allez jamais me croire ! Mais je ne peux pas garder le secret pour moi. Vous me promettez que ça restera entre nous ?! Hum ! Je viens de recruter le Père Noël… la chasse de têtes la plus difficile que j’ai réalisée.
Il y a deux mois de cela, un certain Monsieur Deus avec un gros accent de Laponie m’a contacté pour me dire : « J’ai lu votre blog Coach Me If U Can. J’aime votre état d’esprit positif et votre humour. J’ai une mission à vous confier. » Amusé, je lui ai demandé de m’en dire plus : « Le dernier Père Noël que nous avons recruté a démissionné. Il a travaillé 40 ans pour nous. Il nous avait promis d’en faire 5 de plus mais il a craqué. Trop de pression sur les épaules… Bref, on ne s’y attendait pas. Il a été notre meilleur Père Noël avec une productivité incroyable. Il ne comptait pas ses heures… » Je lui ai répondu : « Monsieur Deus, je connais un médecin très bien qui pourra vous soigner et vous prescrire une cure de repos. » Et là, il m’a dit quel cadeau de Noël j’ai reçu l’année de mes huit ans, un vélo rouge.
Alors j’ai bien été obligé de le croire. Et j’ai finalement accepté la mission.
Monsieur Deus m’a envoyé la définition de poste du Père Noël par e-mail. Je ne peux pas vous en dire plus, c’est top secret. Après de mûres réflexions, j’ai commencé ma chasse. J’ai cherché des profils sur les bases de CV de Monster, de Keljob, de Cadremploi et de l’APEC. J’ai également jeté un coup d’œil sur les différents réseaux sociaux : Viadeo, Linkedin. J’ai même continué dans Facebook.
J’ai contacté plusieurs dizaines de candidats. Pas facile d’identifier le Père Noël idéal. Plusieurs candidats m’ont demandé s’il y avait des RTT. D’autres souhaitaient rester aux 35 heures. J’ai expliqué à maintes reprises que le métier de Père Noël ne dépend pas du droit du travail français. Et puis, vous imaginez bien qu’il ne travaille pas que les 24 et 25 décembre. Il y a toute la phase de production. Il faut gérer des centaines d’elfes.
Plusieurs candidats avaient dirigé des usines mais ils n’étaient pas mobiles. Certains avaient le vertige. D’autres étaient claustrophobes. Passer par la cheminée n’est pas donné à tout le monde.
En plus, il faut supporter la Mère Noël. Elle n’est pas facile à vivre. C’est un boulot à plein temps qui implique un vrai don de soi.
Je me suis battu pour aller jusqu’au bout de la mission. J’ai cherché des candidats sur tous les continents. J’ai testé les HO HO HO de tellement de personnes que j’ai eu l’impression de vivre avec le Père Noël. Le métier de consultant en recrutement n’est pas évident.
J’ai finalement trouvé un Père Noël disponible les 24 et 25 décembre 2007. Il a réussi à négocier son préavis pour venir à temps. Ouf ! Je suis soulagé.
Je ne peux pas vous en dire davantage. Je compte sur votre discrétion. De toute façon, vous le rencontrerez dans quelques jours… si vous avez été sages.
Bonnes fêtes à tous !

4 commentaires:
... Voilà pour le moins un profil atypique !!! Et une mission quasi-impossible digne d'un recruteur de haut rang... Hum... Toutefois... Je dois bien vous avouer avoir aussi eu un vélo rouge lors de ma huitième année... Est-ce un signe ? Bonnes fêtes à vous également Frédéric ainsi qu'à toute votre équipe !!
Sylve
C'est sans doute un signe Sylve !
Bonnes fêtes à vous.
Merci de ce très joli conte qui regroupe tous les ingrédients du genre (et même le fameux "Ho Ho Ho")! Vous avez bien mené à terme votre mission car je viens de passer un excellent Noël!
Bonnes fêtes à vous aussi.
NB: A-t-il été reconnaissant?
Je vous félicite pour votre recrutement réussi mais surtout pour ce joli conte contemporain. La perseverance finit toujours pas payer, il suffit juste d'y croire.
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