vendredi 7 décembre 2007

Le management en fête !

Après la fête des mères, la fête des pères, la fête des grands-mères (merci au fameux café !), instaurons la fête du management ! Ah ah ! Idée tellement saugrenue qu’on ne pourrait même pas en faire un canular. Imaginez une fête où les managers mettraient nonchalamment leurs pieds sur leur bureau en sirotant du Champagne. Surréaliste ! Hum… enfin… Ça peut arriver à certains.

Je veux aborder un sujet très sérieux – Si si ! Croyez-moi. La fête, c’est aussi un outil de management. Vous allez penser que je n’ai pas envie de travailler en cette veille de fêtes de fin d’année. Mais ce n’est pas de moi ! Il s’agit du titre d’un article du magazine Management1 écrit par Lionel Bellenger. Ce monsieur est un éminent Maître de conférences de HEC. Vous voyez bien que ce sujet est sérieux !

Ceux qui lisent mon blog de temps en temps savent que je suis un farouche partisan de la convivialité en entreprise. Je ne pouvais que me réjouir en lisant cet article. L’auteur nous explique que la fête est « idéale pour remercier et motiver ses équipes ». Il précise qu’il n’y a pas de place pour l’improvisation. Une mauvaise fête reste dans la mémoire des ses collaborateurs. Une fête bien organisée montre que les managers reconnaissent et prennent au sérieux les compétences de leurs équipes. Spectacles, cours de cuisine, karting, paint ball, il faut être original et surtout bien préparer l’événement. Les managers doivent surtout choisir le bon moment (pas de fête après un plan social) et le bon endroit (pas de restaurant 3 étoiles après des refus d’augmentation).

Certains groupes n’hésitent pas à dépenser de 6 000,00 à 20 000,00 € pour offrir des événements festifs à leurs collaborateurs.

La fête dans l’entreprise fait office de rituel.

L’aspect collectif et convivial de la fête est indéniable. Les différents collaborateurs peuvent communier dans une atmosphère détendue. La fête permet de renforcer la cohésion d’équipe nécessaire à l’entreprise. On peut parler de Team Building. Les grands groupes organisent parfois des séminaires à l’étranger dans de grands hôtels. Ils mêlent conférences, jeux, sport collectif le jour et fête la nuit avant de démarrer une nouvelle saison, de lancer un nouveau produit ou de mettre en place une nouvelle organisation.

La fête dans l’entreprise a des vertus « médicales » - j’exagère… un peu.

Parmi les grands maux du monde de l’entreprise : le manque de reconnaissance des salariés. Ce qui provoque des frustrations et des souffrances. Le manager qui remercie ses équipes en leur offrant une fête fait bien son métier. Je ne dis pas que la fête règle tous les problèmes. La fête n’est pas un anxiolytique ni une solution unique. Mais elle représente un peu de répit dans un univers très compétitif. Un moment où on souffle avant de retourner sur le marché défendre les couleurs de son entreprise.

Un manager ne peut pas constamment mettre la pression sur ses collaborateurs sans jamais leur offrir des moments de joie et de convivialité.

Un de mes clients sabre le champagne chaque fois qu’un de ses commerciaux signe un gros contrat ou que son équipe dépasse ses objectifs. Il trouve ça motivant et stimulant. Bien sûr la fête arrosée est à consommer avec modération. Trop de fêtes tuent la fête !

Une petite note destinée aux mauvaises langues : la fête est un outil de management parmi d’autres. Il est à utiliser avec pincettes et précaution. Les meilleures formes de reconnaissance dans l’entreprise restent le salaire, la promotion interne, la capacité d’écoute des managers et la formation.

Alors qu’est-ce qu’on attend pour être heureux, qu’est-ce qu’on attend pour faire la fête ?!

1 Management, Décembre 2007, p88



Certains lecteurs m’ont demandé des nouvelles de Séverine, la candidate que j’ai « vendue » dans un billet de mon blog : Que la lumière soit.

Elle a passé 2 entretiens pour un poste dans une société d’assurances de la région lyonnaise. Elle attend impatiemment une réponse qu’elle devrait avoir la semaine prochaine. Je vous tiendrai tous au courant.

2 commentaires:

Sylve Isis a dit…

Hello, répondit l'écho...
http://slauro.blog.pacajob.com/index.php/post/2007/12/12/Merci-patron
Bien à vous et merci encore...

Christophe a dit…

Bonjour à vous Frédéric et à tous les lecteurs.
Je profite de ce petit commentaire pour vous souhaiter à tous une bonne et heureuse année 2008. Puisse-t-elle être placée sous le signe de l'épanouissement pour chacun d'entre vous (ou nous !).
J'ai découvert ce blog, il y a peu, et j'y reviens par plaisir. Je vous remercie Frédéric pour cette lecture très intéressante, et souhiate pouvoir vous lire encore à l'avenir.
Je souhaiterais revenir sur un passage de votre "billet" : "Les meilleures formes de reconnaissance dans l’entreprise restent le salaire, la promotion interne, la capacité d’écoute des managers et la formation.". Or, lors d'une récente formation, l'intervenant a exprimé la chose suivante : "le salaire n'est pas une source de motivation mais de démotivation."
Pour moi, la reconnaissance et la motivation étant liées, je ne sais plus comment interpréter ces deux messages.
Pourriez-vous réagir ? (merci par avance).
Bonne journée.
Christophe