Loft Story
Bienvenue dans le loft ! Vous vous rappelez de cette émission où plusieurs personnalités inconnues (avec des caractères bien trempés) devaient cohabiter dans un loft. Les tensions étaient évidemment amplifiées du fait de la promiscuité et de l'isolement de ce groupe.
Je ne sais pas si vous faites le rapprochement avec un univers qui nous est à tous familier : le monde de l’entreprise (avec l’épisode de la piscine en moins).
Il existe une problématique majeure dans le monde de l’entreprise : les relations avec ses collaborateurs et sa hiérarchie.
Le job de ses rêves avec des collaborateurs et un N + 1 exécrables peut se révéler être un doux enfer. Et je ne parle même pas de situations extrêmes comme le harcèlement moral. Je veux simplement aborder les relations avec des personnalités difficiles au travail.
Quelques dossiers sur cette thématique ont paru dans la presse spécialisée : « Gérer ses émotions (et celles des autres) » dans Courrier Cadres – octobre 2007 - et « Gérer les personnalités difficiles » dans Management – novembre 2007. Ces magazines donnent des conseils intéressants pour encadrer et gérer des collaborateurs dont – je l’avoue, mea culpa – on se passerait bien.
Pinailleurs, maniaques, paranoïaques, mégalomanes, paresseux, retardataires, agressifs, débordés, critiques, négatifs, martyrs, médisants et boules de nerfs en tout genre. Cette liste vous dissuade peut-être d’aller au bureau parce qu’elle vous fait penser à l’un de vos collaborateurs. Pas de panique ! Ces articles nous expliquent comment rester zen face à eux. Des cabinets de conseil en management proposent des formations pour apprendre à gérer ces personnalités complexes. Quant à Robert Sutton, professeur américain de management de l’université de Stanford, il explique dans son ouvrage « Objectif zéro sale con » que la chasse aux casse-pieds permettrait de faire des économies et de gagner en productivité.
Ma petite lapalissade du jour : travailler dans une atmosphère positive favorise la productivité. Selon moi, les managers sont garants d’une certaine harmonie dans leur équipe. Si des collaborateurs ne s’entendent pas, le manager doit au moins imposer une ambiance empreinte de courtoisie. Et il doit savoir prendre des mesures radicales si nécessaires – comme le licenciement d’un élément qu’il juge ingérable par exemple. Certains disent qu’il n’y a personne d’ingérable mais qu’il y a des mauvais managers.
Le plus difficile reste de savoir gérer un N + 1 qui a un caractère fort. Les personnalités difficiles sont souvent capables de faire avancer l’entreprise. Ca vaut la peine de les cerner. Pourquoi ne pas manager son manager ? J’en connais qui se débrouillent très bien.
Une dernière réflexion : Ne sommes-nous pas tous la personnalité difficile de quelqu’un ? N’êtes-vous pas vous-même un caractériel ? Sans vouloir être vulgaire : on est toujours le con de quelqu’un.
Ce qui ressemble à un défaut peut être une qualité professionnelle. Un commercial a parfois un tempérament agressif. Un créatif dans la publicité peut être imprévisible (Un cliché ? Je vous laisse en juger). Un chef d’entreprise réussit peut-être parce qu’il est un peu paranoïaque (Ne criez pas ! C’est seulement une hypothèse).Un contrôleur de gestion pinailleur, ça ne me choque pas. Une personnalité difficile n’est pas forcément ingérable. C’est au manager d’en faire un élément moteur dans son équipe. Il doit donner de l’esprit à l’œuvre. Et c’est également à l’équipe de canaliser son manager – toute proportion gardée.
Pour sortir le pinailleur du loft, tapez 1. Pour sortir le médisant, tapez 2…

2 commentaires:
... Favoriser l'harmonie et le bien être tapez 3...
Pas la piscine ?? quoique...
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