Chiche !
Quand j’ai une idée en tête, aussi absurde soit-elle, il faut que je l’applique – au risque de passer pour un fou. Parce qu’une idée qui ne s’applique pas n’est que du vent. Un vent qui souffle dans ma tête. Brise ou tempête, là est la question.
J’hésite avant de vous énoncer cette idée. J’hésite un peu, beaucoup, passionnément, à la folie. Allez chiche ! Je me lance :
J’ai envie de vendre un candidat sur mon blog.
Pas de panique ! Je ne tiens pas à devenir un marchand d’esclaves sur le marché de Rome sous Néron. Cette idée a germé après l’écriture de mon billet sur le Personal Branding du 12 juillet 2007. Depuis, j’ai poussé la réflexion.
Et si je vendais un candidat à ma manière, avec le ton que j’utilise dans ce blog. Je pourrais en faire un être d’exception. Je le mettrai à l’honneur. Je contribuerais à son Personal Branding.
Avant de crier au manquement à l’éthique, permettez-moi de vous expliquer ma vision des choses.
Tous les candidats qui le souhaitent m’envoient leur CV par e-mail. Je fais un choix – par tirage au sort par exemple. Je contacte un candidat X. Je réalise un entretien par téléphone pour faire connaissance. J’en tire le meilleur. Et je le vends avec humour et emphase en mettant en avant ses compétences et ses qualités.
Je n’agirais pas comme un de ces camelots à l’ancienne – métier somme toute respectable. Ce n’est pas non plus mon genre : « Il est intelligent mon ingénieur ! Achetez mon ingénieur ! Il a le teint frais et l’haleine fraîche. » Je sais bien que l’homme n’est pas une marchandise. Mais j’ai seulement envie de tenter l’expérience.
Finalement, il n’y aura pas de grande différence avec ce que je pratique au quotidien. Un consultant en recrutement « vend » un candidat à son client, un DRH ou un DG d’une société lambda. Je ferai donc la même chose sur mon blog. Vous, lecteurs, serez donc mes clients. Bien sûr, il faut que le candidat apprécie mon style. Et surtout qu’il soit ouvert aux expériences nouvelles. J’ajoute que je crois en la sainte maxime suivante : « un bon vendeur doit croire à son produit ». Ce que j’appliquerai en toute sincérité. Parce qu’il me semble difficile de mettre en valeur un candidat auquel je ne crois pas.
Je ne prétends pas non plus avoir inventé le fil à couper le beurre. Les CV Blog existent déjà. Les candidats s’y vendent eux-mêmes. Delphine Ducret a même trouvé son contrat en alternance grâce à son blog. Elle a su se vendre.
Un de mes confrères, Christophe Blazquez, a déjà présenté un candidat dans son blog RH, le 21 septembre 07. Sauf son respect de précurseur, j’ai envie d’aller plus loin en préparant un véritable argumentaire commercial. Si je pousse ma réflexion, je me demande : « pourquoi ne pas faire un e-mailing à mes contacts pour présenter ce candidat aux membres de mon réseau ? ».
Je souhaiterais que vous me donniez votre avis sur le sujet. Dites-moi si ce que je vous propose vous semble contraire à l’éthique. N’hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires.
Ceux qui veulent tenter l’expérience peuvent m'envoyer leur CV à l’adresse suivante :
contact[at]coachmeifucan.com

7 commentaires:
Je trouve votre blog très original!
Quant à votre idée, elle n'est pas mauvaise mais pour ma part j'aurais plus besoin de conseil sur mon CV car les avis sont divergents et des solutions pour trouver un emploi.
En tout cas, çà fait plaisir de voir que d'autres personnes se soucient de "vendre" les candidats.
Continuez avec cet humour, il vous va bien.
Bonsoir Frédéric,
"vendre" un candidat...quelle bonne idée! On ne parle jamais assez de soi quand il s'agit de trouver un emploi, ou maladroitement.Vous donnerez le coup de pouce nécessaire à la mise en lumière d'un profil recherché. La mise en relation indispensable pour que des étincelles soient possible, une part soulagée (l'employeur) et l'autre part rassurée (le demandeur) sur sa valeur dans une société.
Vous pouvez aussi mettre en valeur des "coups de pouces" sur Viadéo, des personnes que vous souhaitez recommander....bien heureux sera celui que vous boosterez!
Merci pour votre blog, plein d'humour et de simplicité pour une quête d'un grand nombre et pas si simple: l'emploi.
Bonjour Frédéric,
Même si ce n’est pas le sujet principal de votre mot de la semaine, je commence par votre remarque sur les idées dont l’existence vous paraît corrélée à leur mise en application. Disons que je nuancerai vos propos en écrivant qu’elles prennent vie au moment de leurs formulations. En effet, même en l’absence de concrétisation, leur énonciation, le verbe, leur donne vie. Les idées sont comme des enfants dont nous sommes les initiateurs, mais dont nous n’assurons finalement pas ou très incomplètement l’éducation. Une fois née, elles sont ingérées, digérées, malaxées, déformées, que sais-je encore, par ceux à qui vous les avez présentées, quel qu’en soit le mode. Ensuite, chacune d’elle continuera son bonhomme de chemin vers un destin sur lequel vous aurez peu de prise, qui s’avère parfois surprenant et dont l’échéance traverse parfois les générations. Une chose en revanche est immuable ; jamais le monde ne sera plus pareil après leur avènement. Là est la force des idées, elles transforment ceux qui les rencontrent.
Maintenant, j’en reviens à votre idée de « faire l’article » au service de la promotion d’un candidat. Grand amateur de l’innovation, je ne peux qu’applaudir des deux mains. Tout comme vous, j’aime tenter des expériences. C’est une source d’enrichissement, de renouvellement indéniable, et ce, quel qu’en soit le résultat, du moins si l’on a les ressources personnelles pour en tirer les leçons.
Néanmoins, cela soulève quelques interrogations.
Le cadre de votre proposition, à titre gracieux et fruit du hasard, limite à leurs plus simples expressions les questions liées à l’objectivité du rédacteur. Certes, cette dernière est une utopie, dans l’absolu psychanalytique ou philosophique, mais revêt un certain sens au quotidien. Comment assurer les lecteurs de vos billets de votre impartialité quant aux qualités énoncées des candidats dont vous vantez les mérites ? Le risque de collusion, de par les intérêts économiques en jeu, est évident. Les meilleurs « écrivains publics » auront certainement l’embarras du choix, quant aux candidats, du fait d’une notoriété leur permettant de faire une réelle sélection. Pour les autres le dilemme pèsera inévitablement sur leur conscience. Nous risquons de reproduire un système à plusieurs vitesses.
Le candidat est-il conscient des enjeux associés à cette médiatisation ? A titre d’exemple, je reprendrai la mésaventure de Renault il y a trente ans avec la campagne publicitaire de Publicis sur le thème de la poire pour son modèle R14 ! Bien sûr me direz-vous il y a une différence notoire entre une publicité et cette forme du personnal branding proposée par Frédéric. Toutefois, le danger existe qu’un écrit maladroit, mal compris ait des répercussions majeures. Les pages d’internet ne faisant quasiment jamais l’objet d’un nettoyage, ce dernier pourrait bien vous suivre, vous poursuivre, pendant bien des années ! Comment gérer ce préjudice ?
Dans le même ordre d’idée, quelle sera la réaction de votre employeur lorsque le DRH déposera sur son bureau les pages dont vous êtes le héros ? Les plus ouverts seront indéniablement flattés de vous avoir comme salarié, quoiqu’inquiet quant à votre fidélité à l’entreprise, mais les autres pourraient en prendre ombrage. Il est ardu de cultiver son employabilité en tant que salarié et la prudence est souvent de mise dans le déroulement d’une carrière.
Il y a encore beaucoup à dire sur ce sujet novateur sur lequel nous aurons, je n’en doute pas, l’occasion de revenir.
Bonjour Frédéric,
Votre idée de promouvoir les candidats qui vous ont séduit me paraît tout à fait intéressante. En effet, au cours d'une recherche d'emploi, l'étape qui permet le mieux de se vendre est l'entretien, auquel on ne parvient pas "à tous les coups". Le CV et la lettre de motivation ne permettent pas de faire passer un certain nombre de critères essentiels, notamment en termes de savoir-être. Votre initiative novatrice et osée (je pense au monde du recrutement classique, très frileux) constituerait une étape supplémentaire dans la trajectoire vers l'emploi, plus engageante et plus informative que la candidature de base (CV et lettre). De plus, un regard extérieur est plus à même d'identifier des caractéristiques dont le candidat n'a pas toujours conscience ou, qu'il n'ose ou ne sait formuler. Enfin, cette démarche a des chances de rassurer les employeurs potentiels puisque menée par un professionnel du recrutement, qui endosserait le rôle de prescripteur. Dans notre beau pays, le marché de l'emploi et les mentalités (entre autre) font que les employeurs ont besoin de garanties. C'est pourquoi une idée comme la vôtre, si elle se généralise, peut faciliter l'accès si difficile à l'emploi en favorisant à la fois les candidats (un coup de pouce est toujours bienvenu dans ce domaine) et les employeurs (qui seraient passés à côté d'une opportunité).
Vive les idées et expériences nouvelles!! Le domaine du recrutement a besoin d'un bon dépoussiérage ; certains DRH parlent de fonctionnarisation des processus de recrutement. A force de rechercher des clones, on laisse de côté des candidats tout à fait valables retirant par là-même des potentialités d'évolution intéressantes pour les entreprises françaises. Dans ce monde de concurrence accrue, si nous ne sommes pas déjà en perte de vitesse, nous ne profitons pas au mieux de toutes les ressources humaines de notre pays par manque de temps, d'organisation, de vision à long terme et de prise de risque. Il s'agirait, en particulier, de limiter la fuite des cerveaux ; la matière grise, les hauts diplômes ne sont ils pas des atouts indispensables à l'émergence d'une société de la connaissance et donc de l'innovation pour faire face aux mutations économiques. On est malheureusement loin de la mentalité et des taux de croissance des pays anglo-saxons!
perso, je n'aime pas l'idée du candidat du mois, de la semaine ...
premièrement, car le choix de la personne, de son parcours conditionne grandement la réussite.
En clair, un échec - le candidat ne signe pas un contrat - peut signifier beaucoup plus qu'une réussite sur un profil qui n'aurait de toute manière aucune difficulté à se placer.
Le tout en titrant sur la puissance du blog et en se servant de ce sésame pour susciter l'intérêt de gens prêts à tout pour espérer ce fameux emploi, alors là la coupe serait pleine pour moi.
Tout est affaire de personnes, de nuances, de style, la même chose peut être excellente chez l'un et exécrable de vantardise et de suffisance chez l'autre.
en conclusion : essaye :)
on verra ce que cela donne.
Bravo, excellente idée pour dépoussiérer les fameuses bonnes pratiques de recrutement.
J'aime l'idée du candidat du mois, j'en ai d'ailleurs quelques uns à vous suggérer
Bonjour,
je découvre cette initiative grace à votre dernier billet.
je ne vois pas en quoi ce serait contraire à l'éthique, dans la mesure où vous vous remettez au volontarisme et au tirage au sort, et que vous appliquez les compétences de votre métier.
C'est une chance de plus pour ceux qui y participent.
Enregistrer un commentaire